Plus qu’hier et moins que demain

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Jeunes élèves de Dourdan pendant le keiko. Photographie Yanick Porchet © 2017

Notre école est exigeante, elle demande de l’attention et de la concentration, des mouvements mille fois répétés, parfois d’une manière différente, si bien qu’on peut avoir l’impression de devoir réapprendre ce qu’on pense déjà connaître. Parfois même on peut croire qu’on ne progresse pas. Ces doutes je les ressens parfois et je le vois chez les élèves de mon groupe d’étude. Ils m’interrogent sur leurs progrès, veulent savoir s’ils s’améliorent.

Quand je suis face à ce questionnement, je réfléchis à la manière dont pourrait me répondre Nguyen Thanh Thiên senseï. Quelles que soient les interrogations, la réponse se trouve la plupart du temps dans la pratique, il est inutile en vivant l’instant de regarder en arrière le chemin parcouru ou d’imaginer celui qui nous reste à faire. Si je pratique aujourd’hui, alors j’ai plus d’expérience qu’hier et j’en ai moins que demain. Le temps du keiko n’est pas le temps de l’introspection mentale, il est celui de l’apprentissage du corps.

Je réponds donc à mes élèves qu’à chaque fois qu’ils saisissent leur sabre, à chaque fois qu’ils poussent leur énergie vers l’avant, ils progressent. D’un petit ou d’un grand pas ça n’a que peu d’importance, c’est toujours un pas de plus sur la Voie du sabre.

Yanick Porchet

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